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Les appâts pour mer.

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Kimi du 22


Kimi du 22

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MessageSujet: Les appâts pour mer. Les appâts pour mer. EmptySam 01 Mar 2008, 13:07

Les appâts pour la mer,

1* du petit tronçon de ver de vase au mulet de 800 grammes, l'éventail des appâts utilisés sur nos côtes est large.
Voir, crustacés, poissons, coquillages, céphalopodes, vers, pâtes et même les algues, donnent tous d'excellents résultats, à condition toutefois de les employer à bon escient.
La même esche peut en effet être très pêchante dans le Nord de la France, et complètement inefficace dans le Languedoc... jusqu'au jour où un inconscient prendra avec, le poisson de sa vie! :!: kim
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Kimi du 22


Kimi du 22

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MessageSujet: Re: Les appâts pour mer. Les appâts pour mer. EmptyLun 10 Mar 2008, 13:47

Salut à vous,

Bonjour à vous,

Les esches marines:la boette.

*Pour pêcher en mer aux hameçons: pas de boette, pas de poisson.
Ce vieux mot signifie amorce, esche, appât.
Les Anglais disent bait.
En France la pronoiciation du mot "boette" est alternée suivant les ports, et les marins disent "bouette" ," boitte ," boètr" , abait", "aboite".

L'esche marine c'est certain pose des problèmes de recherche et de conservation.
Le poisson n'appréciant pas la nourriture avariée, la première qualité d'une boette est donc sa fraîcheur.
Les meilleures sont celles que l'on emprunte à la mer pour les remettre aussitôt dans leur élément, fixées à un hameçon.
La supériorité de l'appât d'origine marine s'explique par l'accoutumance.
Une boette que le poisson exploite régulièrement sur un coup est plus pêchante en cet endroit.
L'efficacité des débris de sardines en pays de conserveries en est la preuve.
Le pêcheur choisit ses boettes en fonction des prises espérées, de leurs habitudes et de leurs moeurs.
Un poisson chat- plie, flet, limande, carrelet- toujours à plat ventre le nez dans le sable, veut le ver et la coque qu'il a l'habitude de fouiller.
Le turbot et la barbue préfèrent l'équille ou le lançon, qu'ils savent comme le bar, défouir et chasser le long des ridains de sable à gros grain

* Les vers.

Deux sortes de ver marin intéressent les pêcheurs en mer: l'arénicole et la néréide.
Rond, gros, noir ou rouge, de la forme d'un cigare, tel est le ver arénicole(arenicola marina).
Il est présnt sur tout le littoral.
Il gîte dans les sables et les sous-sols vaseux jusqu'à la limite de la haute mer.
De son terrier en forme de U, deux orifices apparaissent à la surface du sable: l'un creux en forme d'entonnoir, l'autre en relief, semé de tortillons,d'excréments et de rejets du sable du terrier.
Sur les platières où les traces de ver sont jointives, on récolte les arénicoles en creusant à grosses mottes à 30 cm de profondeur,il faut pour ce travail une forte bêche ou une fourche solide, à dents plates.
Sur les plages où les vers sont rares, on les fouille un à un au moyen d'un louchet à faire courbe étroit de moins de 10 cm, et long de 15 environ dôté d'un manche épais et court (1 m).

*Les vers destinés à un usage immédiat peuvent être récoltés dans une boîte quelconque.
S'il faut les conserver ne serait-ce que quelques heures, on les loge dans deux boîtes en bois, l'une réservée aux vers intacts, l'autre aux tronçons et aux vers blessés par la bêche.
Malgré les précautions, la conservations des arénicoles reste délicate.
Le mieux est de nettoyer les sujets un à un dans l'eau de mer, de les sécher ensuite dans du sable sec et de les conserver dans un endroit frais
par expl le bac à légumes du réfrigérateur:affraid:
Il faut éviter une trop forte concentration; d'autre part, les vers peuvent être abrités sous du varech sec (varech) d'échouage)
Ebrodés, les arénicoles se gardent plusieurs jours, si on les enroule séparément dans du papier journal et qu'on les stocke au frais.
Un ver ébrodé est(un ver vidé de la façon suivante: d'un coup d'ongle, le bout de la tête est coupé.
On exprime, par une pression du doigt promené de la queue vers la tête, la totalité des viscère et du sang.
Seule l'enveloppe reste: c'est le ver ébrodé, d'un emploi propre et d'une bonne tenue à l'hameçon.

*Les vers marins du type néréide, ou pelouse, comprend de nombreuses espèces, identifiables aux caractères généraux suivants: formes serpentines et aplatie, découpe frangée de cils.
Les néréides peuvent nager en se contorsionnant rapidement sur un plan horizontal.
Pour la pêche, nous en retenons trois.

- La pelouse blanche ou ocre (carplue, gravette, chatte), inféodée au sable que découvre le jusant où elle se cache sous une faible profondeur, et qui se récolte par grattage avec un fort rateau ou un croc et se conserve plusieurs jours (à l'ombre et au frais, dans un bocal de verre plein d'eau de mer pure, renouvelée toutes les 12 heures);

- La pelouse d'estuaire de teinte verdâtre, que l'on trouve dans la vase compacte des estuaires et qui se récolte donc sur les vases que découvre la marée, en bêchant des mottes et en les cassant; on la conserve comme la précédente.

- La grande gravette, ou pelouse de roche: c'est aussi la"pestiche" des Bretons.
Ce gros ver excellent pour pêcher tous poissons à la côte, est recherché à basse mer dans et sous les roches, en zone sableuse ou graveleuse.
La "pestiche", armée en tête de deux forts crochets (qu'elle sort lentement pour mordre), creuse des canaux souterrains dans lequel elle gîte.
On la trouve dans les zones de demi-marées, sous des gros galets enchassés.
Les plus grands sujets (jusqu'à 20 cm de long) ont leurs galeries dans la zone des laminaires, au profond de la roche stratifiée, tendre, polie ou friable.
En travaillant durement à l'aide d'un piochon ou d'une pince, on casse puis on détache ou on arrache la pierre pour atteindre l'acul de la bête.
La pelouse de mer est conservée, elle aussi dans un bocal avec de l'eau de mer ou encore dans une boîte de bois, garnie de gros sable jaune à peine humide.
Si les arénicoles sont fermes et de bonne tenue à l'hameçon, les pelouses sont tendres donc fragiles.
La partie solide de ces dernières est du côté de la tête.
C'est par là qu'il faut les manipuler et les fixer.

* Faites- moi savoir, si cela vous intéresse:lol:

suite:
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MessageSujet: Re: Les appâts pour mer. Les appâts pour mer. EmptyLun 10 Mar 2008, 13:49

suite: Les poissons.

* Tous poisons de mer mord ou peut mordre à la chair d'un autre poisson, du petit gobie au grand thon, en pssant par le dédaigneux mulet, pourtant mieux équipé pour sucer l'algue que pour gruger le déchet de sardine.
Les meilleurs poissons- appâts sont ceux dont la chair est grasse, huileuse et la viande rouge; maquereau, hareng, pichard, sardine (il est bon de durcir cette dernière en la salant légèrement),anchois, sprat, ceylan ou sardine de dérive, thon.
Le pouvoir attractif de la chair du poisson diminue avec sa fraîcheur et le temps d'immersion.
Rien est supérieur à une bouchée faite d'un tronçon de poisson, juste sacrifié pour cela, etimmédiatement mouillée.
Rien n'est plus mauvais que la boette prélevée sur du poison conservé dans la glace.
Il est préférable de saler la boette plutôt que de la glacer,ce qui la lave.
Egalement, au bout d'un temps d'immersion assez court, la chair du poisson est lavé, perdant ainsi de sa sapidité.
Disons plus généralement que c'est perdre son temps que de pêcher avec une boette morte, lavée ou pourri.
Le poisson congelé a presque les vertus du poisson frais, à condition d'être mis en oeuvre sitôt décongelé.
A défaut de poissons gras, on peut retenir certains poissons maigres, comme le tacaud, le merlan, le pironneau, mais leurs fleurettes ne valent pas celles des poissons rouges.
Les petits spécimens utilisés vifs sont bons pour le congre et la taupe.

* Les céphalopodes.

Calmar, encornet, seiche, sépiole et même pieuvre font de bonnes esches.
Les petits spécimens peuvent être employés entiers; le calmar et l'encornet sont les meilleurs.
On peut également séparer la tête et le ventre, la tête étant fixée entière sur un hameçon ou divisée en deux ou en quatre, suivant la grosseur.
La poche est aisément découpée en fleurette ou en lanières de différentes tailles, à la mesure des hameçons.

*Les crustacés.

Le crabe, dur ou mou, la crevette et le bernard-l'ermite sont intéressants pour la pêche à la ligne.
Le meilleur crabe- appât est le crabe vert, ou crabe enragé.
Le touteau ne vaut rien.
L'étrille molle est excellente, mais tient mal à l'hameçon.
On trouve le crabe vert mou sur les zones découvertes par la marée en retournant les pierres et en soulevant les goémons.
Les femelles n'étant pas fécondées qu'au moment de la mue, si donc on trouve un crabe accouplé, la femelle est en robe molle ou sur le point de l'être.
(Cete éventualité peut-être appréciée en soulevant le bord postérieur de la carapace avec l'ongle.)
Les crabes mous vivants se conservent quelques jours en hibernation artificielle dans le bac à légumes du réfrigérateur.
On peut également les congelés, et dans ce cas la conservation est illimitée.
Le crabe mou tient bien à l'hameçon.
On l'utilise tel quel s'il est petit, ou encore on le coupe en deux ou en quatre de façon à proportionner la boette à l'hameçon.
Pour ne pas abimer l'esche on fait glisser le fer de l'hameçon à la racine des pattes préalablement arrachées.
S'agissant d'un crabe mollet, c'est à dire dont la carapace commence à durcir, il est préférable d'enlever celle-ci et de découper au ras du corps pattes et pinces.
Un petit crabe vert vivant et dur, peut-être utilisé pour pêcher la vieille et le bar.
On le fixe à l'hameçon en le perforant de part en part au milieu de la carapace et en laissant sortir la pointe sur la face ventrale.
On peut aussi l'épargner en lui fixant l'hameçon sur le dos au moyen d'un élastique.

*Les crevettes roses et grises constituent de très bonnes boettes pour toutes sortes de poissons flottants, (bar, maquereau, lieu, etc).
Pour présenter une crevette vivante, il est nécessaire d'user d'hameçons légers et fins.
On peut piquer la crevette à l'hameçon de trois façons:
en transperçant l'avant dernier segment de la queue, en transperçant la tête un peu en avant des yeux; en empalant la crevette entière de la queue vers la tête.
Cuite la crevette est aussi une boette de choix.
Elle offre l'avantage de mieux tenir à l'hameçon.
On peut la présenter entière ou seulement la queue décortiquée.
*Le bernard-l'ermite est excellent pour pêcher à soutenir ou à la ligne flottante.
C'est la "piade" ou" pagure" des pêcheurs du Midi.
Seule sa queue est fixée à l'hameçon.
On extrait la bête de sa coquille en la cassant avec u galet ou un marteau, puis on prélève la partie ventrale en sectionnant la bestiole à la hauteur du corselet.
*Les coquillages.

On retient pour escher les lignes des bivalves tel que la coque et la moule, crues ou cuites, la mye et le couteau.
Un coquillage cuit est de meilleure tenue sur l'hameçon (la cuisson doit être stoppée lorsque les coquilles s'ouvrent.)
Pour pêcher les daurades et autres amateurs de fruits de mer, le procédé de la moule emboîtée, qui porte à bon port la chair fragile du coquillage est à retenir.
On ouvre la moule crue, sans endommager la bête, et on ôte une coquille.
On pique l'hameçon dans le mollusque, qui reste adhérent sur l'autre coquille par son pédoncule.
On prend une autre moule, que l'on entrouve sans séparer les coquilles et en laissant la bête à l'intérieur.
On glisse de chant la première coquille avec son hameçon dans l'entrebaillement des valves de la seconde moule, ou elle se coince.
Cet appareil peut-être lancé.
Aussi simple est le procédé au sucre: on esche un hameçon dans une belle moule et on enferme cette boette entre deux coquilles de moule, séparées, mais que l'on maintient ficelées par un bracelet de caoutchoux, lui même verrouillé par un demi-morceau de sucre.

*Le solen, ou couteau, est une esche dure de bonne tenue et recommandable pour pêcher de la plage àla ligne posée.
On boette avec la chair entière d'un couteau de petite taille, débarrassé de ses coquilles.
* La mye et la pholade sont des coquillages bivalves tronqués.
La première gîte dans le sable des plages et la seconde s'incruste dans les pierres ou les argiles durcies du littoral.
Ce sont deux bonnes esches;
On les utilise sans les coquilles et en ôtant la peau cornée qui protège leur siphon.
En cas de disette, on peut aussi escher les lignes avec des coquillages gastéropodes comme le grand buccin, une espèce d'escargot de mer que le poisson consomme mais n'apprécie pas tellement.
Les amateurs de fruits de mer, en particulier en Belgique préfèrent les manger eux- même plutôt que de les remettre à l'eau sur un hameçon !
*La patelle ou bernicle dont la coquille à la forme d'un chapeau chinois,elle est aussi une esche médiocre, mais elle est facile à cueillir en quantité, pratiquement à tout moment de la marée, puisqu'elle reste accrochée sur les rochers jusqu'à la limite de haute mer.
Les patelles ramassées en quantité, puis broyées avec ou sans les coquilles, offrent une bonne base d'amorce pour appâter du bord ou en bateau.

voilà, ce sujet est terminé sur les esches marines, j'espère quevous pourrez en tirer profit.

Bonne pêche !

kim
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